Le jour où tout a pris sens : les premiers signes du TDAH dans notre famille.

Le jour où tout a pris sens : les premiers signes du TDAH dans notre famille.

Quand je repense à notre parcours, je réalise que les premiers signes du TDAH étaient là depuis longtemps.

Pourtant, comme beaucoup de parents, nous avons d’abord fait confiance aux professionnels.


Tout a commencé lorsque notre fils était en maternelle. Sa maîtresse nous avait demandé un rendez-vous. Elle s’inquiétait de certaines difficultés observées en classe et nous avait conseillé de consulter un organisme spécialisé dans les troubles et besoins particuliers.

Nous avons suivi son conseil.

À ce moment-là, nous étions loin d’imaginer ce qui nous attendait.


Je me souviens encore de ce rendez-vous.

Après avoir observé notre fils et échangé avec nous, le médecin nous a demandé ce que nous faisions là.

Selon lui, notre enfant allait parfaitement bien.

Il n’y avait aucune raison de s’inquiéter. Il allait grandir, mûrir, et les choses allaient se résoudre naturellement.

Nous sommes repartis rassurés.

Après tout, il s’agissait de spécialistes. Qui étions-nous pour remettre leur avis en question ?

Alors nous avons continué notre vie.


Mais quelque chose me dérangeait toujours.

Je crois profondément qu’une mère sent quand quelque chose ne va pas.

Au début, c’est la lecture qui a attiré mon attention.

Les apprentissages semblaient plus compliqués pour notre fils que pour les autres enfants.

Il travaillait, il faisait des efforts… mais les progrès restaient difficiles.


Peu à peu, j’ai remarqué autre chose.

Quand je lui expliquais quelque chose, il ne semblait retenir qu’une partie des consignes.

Je devais :

  • répéter
  • reformuler
  • découper les explications

Parfois, quelques minutes après, il semblait avoir oublié ce qui venait d’être dit.

Pendant longtemps, j’ai cherché des explications.

  • retard ?
  • manque de maturité ?
  • difficulté passagère ?

Un jour, comme beaucoup de parents en quête de réponses, j’ai commencé mes propres recherches sur Google.

J’ai passé des heures à lire :

  • des témoignages
  • des articles
  • des descriptions de symptômes

Et c’est là que j’ai découvert un terme que je ne connaissais que de nom : le TDAH.

Au début, je ne comprenais pas vraiment ce que cela signifiait.

Alors j’ai continué à lire.

Encore et encore.

Et plus je lisais, plus j’avais l’impression de reconnaître mon fils.

  • difficultés d’attention
  • impulsivité
  • oublis fréquents
  • problèmes d’organisation
  • difficultés scolaires malgré les efforts

Tout semblait correspondre.


J’ai montré ces articles à mon mari.

Je lui ai demandé :

« Est-ce que tu arrives à la même conclusion que moi ? »

Sa réponse a été simple : oui.

Pour la première fois, nous avions l’impression de mettre un nom sur ce que nous observions depuis des années.

Ironiquement, nous avions l’impression d’avoir fait nous-mêmes le diagnostic.


Le regard de l’école

Lorsque nous avons partagé nos doutes avec l’école, leur réaction m’a marquée.

Je n’ai pas senti de surprise.

Comme si certains avaient déjà identifié ces difficultés depuis longtemps.

Mais malgré cela, nous nous sommes retrouvés seuls face aux questions :

  • Comment obtenir un diagnostic ?
  • Vers qui se tourner ?
  • Par où commencer ?

J’ai repris mes recherches.

Il fallait consulter un psychologue spécialisé dans le TDAH.

Plus facile à dire qu’à faire.

Nous avons appelé des dizaines de cabinets.

Certains ne prenaient plus de nouveaux patients.
D’autres affichaient des délais interminables.

À certains moments, nous avions l’impression de ne jamais avancer.


Puis le hasard — ou la chance — est intervenu.

Une autre maman nous a parlé d’une psychologue spécialisée dans les troubles de l’attention installée récemment dans notre région.

Aujourd’hui encore, je mesure la chance que cela a été.

Grâce à elle, nous avons obtenu un rendez-vous.

Le bilan a été réalisé.

Et cette fois, il n’y avait plus de doute.


Le diagnostic est tombé : TDAH.

Après des mois de questionnements, nous avions enfin une réponse.

Je pensais alors que le plus difficile était derrière nous.

Je me trompais.


Parce qu’en réalité, le diagnostic n’était pas la fin.

C’était le début du vrai parcours.

Un jour à la fois.

Cléa
Fondatrice du blog et maman d’un enfant concerné

2 réflexions sur « Le jour où tout a pris sens : les premiers signes du TDAH dans notre famille. »

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