TDAH handicap enfant : le choc du diagnostic.

TDAH handicap enfant : le choc du diagnostic.

Le jour où le diagnostic du TDAH est tombé pour notre fils, j’ai ressenti un mélange étrange.
D’abord du soulagement, puis de la fatigue, mais surtout une compréhension plus claire de ce que nous vivions depuis des années.


Cependant, il y a un moment précis que je n’oublierai jamais.


Ce n’est pas le mot “TDAH” qui m’a choquée, mais plutôt ce qu’il impliquait : le mot “handicap”.


Au début, ce mot n’était pas vraiment présent dans mon esprit.

Pour moi, le TDAH signifiait surtout :

  • des difficultés d’attention
  • des problèmes de concentration
  • des difficultés scolaires

Je pensais surtout à des solutions, des stratégies et du soutien.

Mais très vite, la réalité administrative et médicale m’a rattrapée.


J’ai compris que le TDAH n’est pas seulement un fonctionnement différent.

C’est un trouble neurodéveloppemental pouvant être reconnu comme une situation de handicap.

Et ce mot a tout changé dans ma perception.


Parce que le mot handicap fait peur.

Il bouscule.

Il fait naître des images, des projections et des inquiétudes pour l’avenir.

Je me suis alors posé beaucoup de questions :

  • Mon enfant va-t-il être stigmatisé ?
  • Va-t-il être limité dans ses choix de vie ?
  • Va-t-on le réduire à ce mot ?

Mais une autre réalité existe.

Sans cette reconnaissance administrative, il n’y aurait pas :

  • d’accompagnement scolaire (AESH)
  • d’aménagements adaptés
  • de soutien structuré

C’est ici que tout devient paradoxal.

On n’a pas envie d’associer son enfant au mot “handicap”.

Mais sans ce mot, l’accès à l’aide est souvent impossible.


C’est un tiraillement permanent.

Entre le cœur et la raison.

Entre ce que l’on voudrait croire… et ce dont notre enfant a réellement besoin.

Ce mot accompagne ensuite toutes les démarches :

  • MDPH
  • dossiers administratifs
  • évaluations scolaires
  • demandes d’aides

Ce qui m’a le plus dérangée, c’est cela :

Devoir décrire les difficultés de son enfant pour obtenir de l’aide.

Mettre en avant ce qui ne va pas, pour espérer un soutien adapté.


Avec le recul, j’ai compris une chose essentielle :

Au début, ce mot n’était pas vraiment présent dans mon esprit.


En effet, pour moi, le TDAH signifiait surtout des difficultés d’attention, de concentration et scolaires.


Aujourd’hui, j’ai appris à voir le TDAH autrement.

Pas comme une étiquette.

Mais comme une explication.

Un point de départ pour trouver des solutions.

Je n’oublierai jamais ce moment.

Celui où j’ai compris que le mot TDAH ne signifiait pas seulement “trouble de l’attention”, mais aussi une entrée dans la réalité du handicap au sens administratif et médical.

Et il m’a fallu du temps pour l’accepter.

Un jour à la fois.


Cléa
Fondatrice du blog et maman d’un enfant concerné


3 réflexions sur « TDAH handicap enfant : le choc du diagnostic. »

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