Tout ce travail pour le PAP… pour découvrir qu’il n’en avait pas besoin 😅

Tout ce travail pour le PAP… pour découvrir qu’il n’en avait pas besoin 😅

Vous vous souvenez de notre histoire de PAP ?

La semaine dernière, je vous racontais le rendez-vous avec la maîtresse de Tiago. C’est là que j’ai commencé à comprendre qu’on était peut-être en train de partir dans des démarches qui ne correspondaient pas à sa situation.

Au fond, la question était simple : PAP ou PPS au collège ? Sauf que les réponses, elles, ont été beaucoup moins simples à obtenir.

Le premier dossier MDPH de Tiago, c’est moi qui l’ai préparé. Et je peux vous dire que ça m’avait bien usée.

C’est long, rébarbatif et très complexe. Il faut rassembler les documents, comprendre ce qu’on nous demande, raconter les difficultés de son enfant… sans rien oublier. Quand le dossier a été envoyé, j’avais besoin de souffler un peu.

Ensuite, Thibault a pris le relais. Il le souhaitait et, avec son travail, il pouvait plus facilement se libérer que moi pour les réunions, les rendez-vous médicaux et les bilans. Parce qu’un dossier MDPH, ce n’est pas seulement remplir des papiers une fois. Il y a tout le suivi autour.

Alors, quand on nous a parlé d’un PAP pour l’entrée de Tiago au collège, j’ai fait confiance à Thibault pour les démarches. Je ne connaissais pas bien la différence entre un PAP et un PPS. Et, franchement, avec toutes ces lettres, il faut déjà deviner ce qu’elles veulent dire ! 😅

Thibault s’est trompé sur l’endroit où déposer la demande. Nous sommes donc allés à la MDPH pour remettre le dossier de PAP.

Pourtant, Tiago a déjà un PPS validé par la MDPH. La personne qui nous a reçus a vu son dossier, mais ne nous a pas indiqué que cette demande de PAP ne semblait pas nécessaire dans sa situation. Nous avons été dirigés vers la médecine scolaire.

De son côté, la secrétaire de la médecine scolaire semblait elle-même perdue. Elle devait nous rappeler. Nous n’avons toujours pas eu de nouvelles.

Puis il y a eu le rendez-vous avec la maîtresse. Elle ne comprenait pas, elle non plus, pourquoi on nous avait demandé un PAP alors que Tiago avait déjà un PPS.

C’est à ce moment-là que j’ai repris les choses en main. J’ai cherché des informations et j’ai compris que, pour Tiago, il n’était pas nécessaire de repartir dans une démarche de PAP en plus de son PPS.

Si je n’avais pas mis le nez dans cette histoire, nous aurions pu continuer des démarches inutiles, et même contreproductives. C’est ça qui me reste en travers de la gorge.

Au départ, on a fait confiance et on s’est laissé guider. Après tout, on ne peut pas tout savoir. Et quand on est déjà épuisé par un dossier MDPH, on n’a pas forcément l’énergie de tout vérifier derrière chaque interlocuteur.

Pourtant, quand les informations ne sont pas claires, c’est souvent à nous de chercher, de recouper et de poser les bonnes questions. On se retrouve vite seuls face à des démarches compliquées, sans savoir à qui se fier.

Et quand on se trompe, les conséquences retombent sur nous et sur nos enfants : du temps perdu, de l’énergie dépensée et parfois des démarches qui ne servent à rien.

On peut aussi se sentir incompris, voire jugés, alors qu’on essaie simplement de faire au mieux pour son enfant. À force, on finit par se demander si on a bien compris, si on a raté une information ou si on aurait dû poser une question de plus.

Pour cette fois, j’aurais aimé qu’on nous explique les choses clairement dès le début. Le dossier de Tiago était là. Son PPS aussi. Pourtant, il a fallu que je reprenne les recherches de mon côté pour comprendre où nous allions.

Heureusement, il y a aussi eu une très bonne nouvelle cette semaine.

Nous sommes allés au collège privé où Tiago doit faire sa rentrée l’an prochain. C’est aussi le collège de Yanis, qui y est depuis la 6e et qui est maintenant en 4e. Je connais donc déjà la directrice, Mme M.

Tiago n’était pas avec nous. C’était notre choix. Nous voulions pouvoir expliquer la situation librement, sans le stigmatiser davantage. Nous reverrons Mme M en janvier avec lui. Ce sera l’occasion pour elle de le rencontrer et pour Tiago de découvrir la personne qui l’accompagnera dans ce nouveau chapitre.

Et là, quelle différence !

La directrice nous a écoutés et rassurés. Elle nous a expliqué qu’ils avaient l’habitude d’accueillir des élèves avec des profils semblables à celui de Tiago. Leur fonctionnement est clair : observer l’élève, mettre en place les demandes prévues dans le PPS, puis réévaluer au fil du temps.

C’est exactement ce dont on avait besoin : savoir qu’on ne va pas décider de tout à l’aveugle, et que la situation pourra être suivie et ajustée.

Mme M. nous a aussi confirmé que la professeure avait mal compris la démarche et que, pour Tiago, on restait bien sur le PPS, déjà validé par la MDPH.

Puis elle nous a dit :

« Tiago a tout à fait sa place dans notre collège et je vous confirme la réservation de son inscription. »

Cette phrase nous a fait un bien fou. On s’est sentis écoutés, compris et rassurés. Après les démarches confuses et les réponses qu’on attend encore, ça compte énormément.

Bien sûr, ce rendez-vous ne répond pas à toutes nos questions.

Tiago a deux ans de retard dans les apprentissages. On ne sait pas encore s’il pourra suivre au collège, ni comment il va vivre cette nouvelle étape. Il veut y aller. Alors, pour le moment, on lui fait confiance.

On verra au fil du temps comment ça se passe. Si le collège lui convient, tant mieux. Si des difficultés apparaissent, on prendra les décisions nécessaires avec l’équipe. Pour l’instant, on avance une étape après l’autre.

Et en janvier, nous retournerons voir Mme M avec Tiago. Cette fois, il pourra la rencontrer lui aussi et commencer à se faire une idée de son futur collège.

Ce rendez-vous ne règle pas tout, mais c’est déjà un pas énorme. Merci à Mme M de nous avoir accueillis comme elle l’a fait. On ne sait pas encore exactement comment se passera la suite, mais on repart avec un peu plus de confiance.

La semaine prochaine, on changera un peu de sujet. Parce que pendant qu’on s’occupait de l’inscription de Tiago, il y avait aussi Yanis… et ses histoires de grand de 13 ans.

Il avait très bien commencé l’année. Puis il y a eu un gros relâchement : travail non fait, mauvaise attitude, points en moins… et trois jours sans écran.

Comme si ça ne suffisait pas, il a aussi eu droit à trois jours de service officiel auprès des chats. 😂

Yanis n’a pas de trouble. Et certains comportements qu’on attribue parfois trop vite au TDAH appartiennent aussi, tout simplement, à l’enfance ou à l’adolescence.

La semaine prochaine, je vous raconte comment notre grand a réussi à transformer les tâches auprès des chats en véritable sanction officielle. 😅

Cléa, Un jour à la fois avec le TDAH

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